Graag een beetje goed bestuur

(allez, c’est reparti pour un tour)

Ce que les administrations peuvent être à côté de la plaque tout de même.

Exemple 1.

Il y a plus de 5 ans de cela, quelques uns des mes amis et moi, du Collectif de Résistance aux Expulsions et aux Centres Fermés, organisions une manifestation qui se transforma très vite en tir pipes pour les braves pandores. Non contents de nous avoir fichés systématiquement, ils se permettaient de nous arroser pour notre retour, blessant au passage, coïncidence malheureuse mais néanmoins basanée, un manifestant. Comme il se doit nous avons porté plainte contre le bras armé de l’Etat.

Or, il y a quelques jours, je recevais la visite impromptue de quelque cambrioleur en mal de bijoux ou d’argent que je n’ai pas. Rien ne fut fouillé faute de temps, le chat était toujours entier, la perte se limitait à un nouveau barillet pas cher et à un “Oui messieurs les propriétaires vous aviez raison de nous dire de fermer la porte d’entrée à clé”. Et reconnaître qu’un proprio a raison vaut tout de même bien plus que 11€. Bref, le péril en la demeure fut léger. Il n’empêche que je reçus de la police locale un bien beau courrier que vous pouvez lire ci-dessous.

Exemple 2.

Il y a moins de cinq mois de cela, des amis terroristes dont je me revendique proche des idées ont été inculpés, évidemment pour terrorisme. Mais lisez plutôt ce machin plus bas.

M’enfin de crénom de godverdomme de paardelul!

En tant que terroriste, je ne trouve pas très logique, il faudrait d’ailleurs que j’en touche un mot à Test-Achats, que je sois amené à me protéger moi-même des dommages de mes supputées actions personnelles. Je ne me vois en effet pas faire sauter ma propre bicoque. Notre renommée nationale buteuse de pompiers (non, non pour Uccle c’est pas nous), notre journaliste communiste infiltrée telle Mata-Hari, notre agent des services secrets libanais et enfin notre grand artificier ayant des connexions avec Marcel Habran plus sérieuses que la sonorisation de la salle de cours d’assises de Liège montrent bien qu’au Secours Rouge  nous n’en sommes pas réduits à organiser des forts chabrol à coups de semtex pour faire monter notre cote de popularité que diable. Quand on fait tout péter on fait attention à notre petit chez nous. Allez, je vais écrire un courrier en ce sens à mon assureur et espérer un bonne gouvernance digne de ce nom.

Pour info, tous les liens sur la fratrie terroriste sont tirés de la DH (il faut rire dans la vie), sauf un qui vient du blog d’Alain Gerlache.

Conseil musical

I Put A Spell On You de Screamin’ Jay Hawkins (encore un type que j’ai découvert via sa notice nécrologique aux infos).

La solidarité notre âme

info du 07 juillet 18h
Tant Jean-François Legros que Bertrand Sassoye n’ont jamais enfreint les règles leur liberté conditionnelle.
Jean-François Legros devrait sortir entre mercredi et samedi.
Le Parquet fédéral se prend deux vestes via le Tribunal d’Application des Peines.
Reste dans l’immédiat à obtenir la libération de Bertrand Sassoye (pour la prochaine Chambre du Conseil)

Texte écrit le lendemain de la manifestation du 21 juin, moment où Abdallah, Bertrand, Constant, Jean-François et Wahoub étaient encore tous les cinq en prison.

Cinq de mes camarades et amis sont en prison. Depuis le 5 juin. Motif : terrorisme. Ça c’est pour la loi, fascisante. Pour beaucoup, et ils sont de plus en plus nombreux, le “terrorisme” n’est qu’une façade politico-juridique permettant d’interdire toute remise en question d’un Etat répressif, protecteur de quelques riches exclusivement.

Hier, nous étions quatre cents à soutenir nos camarades. Comme jamais. Cette expression de solidarité, je la connais particulièrement avec les membres du Secours Rouge depuis deux semaines. Mais hier, nous étions bien plus nombreux. Rien que ça, ça réchauffe. On ne se sent pas seuls. On se dit qu’on a raison, que notre combat est juste. Que si des gens de tous horizons viennent ainsi demander leur libération, maintenant, pour tous les cinq… il y a de l’espoir.
Hier ce n’était pas une manifestation pour le pouvoir d’achat ou contre la guerre en Irak. C’était pas un machin officiel où, bien que convaincu, les considérations tactiques et les “comment”, prennent le pas sur le “pourquoi” : il faut être en nombre, être vu par tel ou tel groupe, montrer notre force, le tract doit être constellé de messages à l’intention des autres organisations de gauche radicale. Et de polémiquer sur de l’utile plutôt que de l’essentiel. Point de ça ici. Cocos, stal, trosk et maos, anars et anars pas anars, socialos, définis citoyens du monde, d’Europe, de Saint-Gilles, droitsdel’hommistes, je m’en foutistes, les amis, la famille, les collègues, … tous ensemble pour la même chose.

Une atmosphère s’installe, silencieuse entre les prisons, seulement ponctuée de: “tiens tu es là aussi, toi”; hurlante et vibrante devant chacune des portes de Saint-Gilles, Berkendael et Forest : la foule s’y masse, regroupée en cercle derrière les banderoles. Et les voix se lèvent : cris contrôlés, puis voix émues, fortes : Abdel! Constant! Wahoub! Bertrand! Vos camarades sont là! Les mains se frappent en cœur, les gueulophones actionnent leurs sirènes. Deux minutes passent. Puis cinq. Pause, et lecture de communiqués de soutien, internationaux ou belges, témoignages de sympathie transmis de par les murs. On reprend son souffle, une flûte aux sonorités orientales se fait entendre. Abdel! Constant! Wahoub! Bertrand! Vos camarades sont là!

Dans cette manifestation rendant “visite” à chacun des quatre (Jean-François est incarcéré à Verviers), il y avait quelque chose de très défini : puissant, profondément, intensément humain… mais si difficilement descriptible : c’est un cri de solidarité, le plus fort que j’aie jamais ressenti*. Se rendre compte que les gens présents ne lâcheront pas la moindre parcelle de leur conscience, de leur courage, de leur force face à la machinerie “anti-terroriste”.

Ils sortiront!

* seuls moments comparables les actions pour les travailleurs des Forges de Clabecq.

Conseil musical : Bandiera rossa, (version communiste, bien entendu. Mais de deux types) :
classique

punk :

Ami terroriste, bonjour

Cher ami,

Après avoir lu nos billets ici, ici et ici, c’est après quelques semaines de travail acharné et avec une joie non dissimulée, que nous sommes heureux de te dévoiler, mais oui, elle est bien là, spécialement pour toi (et Vinalia)*,

La carte des stations métro que tu peux faire péter.

Eh oui, cher ami kamikaze et autre poseur de bombes craintif : cette carte t’indique si les poubelles sont ouvertes ou fermées. Une nouvelle signalisation des stations a ainsi été réalisée. Un beau pictogramme sanglant réalisé grâce à ce logiciel à la pointe des technologies qu’est Microsoft Paint permet dès à présent de te diriger d’un pas… alerte vers ta station pétable préférée. Une mention spéciale est cette année attribuée au réseau pré-métro, fréquenté par des navetteurs de second ordre et de petits trams mais tellement facile d’accès. Avec en guise de cerise sur le gâteau, un réel challenge : faire péter trois stations en même temps. Ouiiiiiiii

Prochain volume à paraître : le cadastre des villas corses

*à qui nous espérons pouvoir communiquer aussitôt que possible la réponse de la STIB

ouvert ou fermé ?

Aaaaaaah mais en voilà encore une, d’info contradictoire. “Nous sommes” en niveau 2 mais la réouverture partielle était déjà prévue en 3, selon la DH : les poubelles du centre-ville seraient censées rester fermées, celle de la périphérie* seraient ouvertes.

Oui mais donc en niveau 2 ? Eh bien selon le même article tout devrait être ouvert. Bon allez, question comme ça : est-ce que la STIB ne prolongerait pas la fermeture pour allonger la facture de nettoyage ?

Oui, je sais ça fait un peu grande théorie du complot des poubelles orchestré avec l’aide de sociétés de nettoyages occultes et la bienveillance des plus hautes autorités de la police du métro bruxellois le tout sous la direction du grand maître de la STIB sans que, Ô surprise, Ô hasard, Ô… machiavélisme, le gouvernement bruxellois ne lève le sourcil.

* la périphérie, c’est la zone qui fut touchée par les attentats à Madrid.

Conseil musical : allez, pour le titre : qui paiera les dégâts sur l’album 1993 J’appuie sur la gâchette par NTM

de vuilnisbakjes worden vandaag geopend

Ah ben voilà, on la connaît ménant la différence entre niveau 2 et 3 d’alerte terroriste : la STIB a rouvert ses poubelles.

Terrorisme : Auteurs de carnage en cavale

Depuis plusieurs années, nous vivons sous une menace de grande ampleur. Nombreux sont les bandes et réseaux organisés de par le monde; pour les citer nommément et juridiquement, et nommons-les ces infâmes : les groupes terroristes. Soit, pour reprendre l’article 5 de la loi belge sur les infractions terroristes du 19 décembre 2003 l’association structurée de plus de deux personnes, établie dans le temps, et qui agit de façon concertée en vue de commettre des infractions terroristes. Et si je cite l’article 3 de ladite loi, il s’agit d’un groupe qui mène des actions qui portent gravement atteinte à un pays ou à une organisation internationale et est commise intentionnellement dans le but d’intimider gravement une population ou de contraindre indûment des pouvoirs publics ou une organisation internationale à accomplir ou à s’abstenir d’accomplir un acte, ou de gravement déstabiliser ou détruire les structures fondamentales politiques, constitutionnelles, économiques ou sociales d’un pays ou d’une organisation internationale. De la même manière la destruction ou la dégradation massives, ou la provocation d’une inondation d’une infrastructure, d’un système de transport, d’une propriété publique ou privée, ayant pour effet de mettre en danger des vies humaines ou de produire des pertes économiques considérables sont loin d’être inconnues à ces organisations dont les ramifications s’étendent jusque dans les plus petites localités, de Somalie, d’Afghanistan, d’Irak, du Vénézuela (surtout du Vénézuela) mais aussi, osons-le dire tout de go, en Belgique, où une organisation terroriste a également et récemment sévi, en plein mois de février. Et c’est sans doute là toute la raison de l’alerte terroriste intense et pleinement justifiée que nous connaissons en ce moment.

En plus de s’attaquer aux biens, cette organisation sanglante n’a pas hésité une seconde à prendre une partie de la population en otage et à porter atteinte à l’intégrité physique de ces personnes, notamment par des coups et blessures susceptibles d’entraîner la mort, infraction elle aussi réprimée par la loi relative aux infractions terroristes.

Donc putain de bordel qu’attend-on pour arrêter et foutre à Guantanamo ou plutôt à buter jusque dans les chiottes les barbares que sont les Gilles de Binche!!!

Leur site, vantant ces exploits sanglants n’a toujours pas été fermé, célébrant le carn-avale, macabre synthèse des carnages des ces hommes en cavale.

De très nombreux témoignages en attestent, les Gilles, ces ultra nationalistes binchois, royalistes qui plus est, perpètrent chaque année leurs actes infâmes au mois de février. Ils bombardent des enfants et font gicler le sang des femmes à coups d’orange. La population binchoise en est réduite à les acclamer sous la contrainte ou à se barricader. Très clairement, ils tombent sous le coup de la loi.

Leur carnaval paralyse trois jours durant toute activité économique binchoise, et de bonnes gens peu avisées osent encore faire diversion en se plaignant d’une grève des TEC. Depuis toujours les Gilles de Binche sont la cause du ridicule de l’Etat belge sur la scène internationale, alors mêmes que ses remarquables et sérieux hommes politiques (Michel Daerden, Karel De Gucht, Willy Burgeon, Jean-Marie De Decker, Anne-Marie Lizin, Serge Kubla, Mechior Wathelet) luttent quotidiennement pour un monde meilleur.

On a beau faire pour leur trouver une motivation politique, syndicale, philanthropique, philosophique ou religieuse toutes des raisons que la loi exclut expressément de son champ d’action, et qui vaudrait aux Gilles l’absolution. Ces emplumés n’entrent dans aucune des ces catégories. Leurs méfaits criminels relèvent bel et bien du terrorisme.

Il est temps que cela cesse!!!

Que fait François Xavier de Donnéa (oui, allez donc voir les “passions” de FXDD), qui était si brillamment intervenu pour condamner le DHKP-C (doc pdf, voir page 30)?

Alors pour rigoler : même on parle du DHKC

Conseil musical : je ne vais pas vous mettre la fanfare des Gilles, tout de même ?

Note : je ne suis absolument pas sûr d’avoir sucé cette idée de mon pouce. L’adaptation à la loi antiterroriste est de mon chef, mais pour l’idée “Gilles = criminels”, je ne sais pas. Toutes les excuses… aucazou. Quoi qu’il en soit merci à Un Homme et à ‘oise

Le vrai débat, le faux dilemme

Adepte de l’humour lourd bien le bonjour.

Il y a quelques semaines déjà que se développe sur une partie de la micro-toile bruxelloise (voir chez cAt et chez Un Homme à poilThe new concept : le vrai débat de quand on est de gauche.

Doit-on choisir entre chips croky’s et lays, maes et jupiler, standard et anderlecht, art ou charcutaille.

Moi aussi je m’y mets

Voici donc le vrai débat de gauche, le vrai débat parlementaire et le faux référendum populaire. Faut-il donc ne pas choisir entre…

voter pour la droite…

ou…?

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…voter pour la droite.

En d’autres termes :

- pour la Constitution européenne ou pour la Constitution européenne ? Un oui tout court ou un oui de combat ?
- pour les méthodes particulières d’enquête et de recherche ou pour les méthodes particulières d’enquête et de recherche ? Ben oui, Ecolo a aussi voté en faveur de ces lois pseudo-antiterrorissss mais vraiment liberticides. Voir la page 60 du compte-rendu intégral de la séance de la Chambre des représentants du 20 juillet 2002.

Conseil musical : Les Ludwig Von 88* et cassage de burnes (à ne pas confondre avec Bourrage des urnes) A bas les dictateurs, à bas les démocrates!!!

* Leur site bien qu’en reconstruction fourmille de brols de tout type.

Toi aussi, explose ton pauvre

Ecoutez d’abord ce billet monté* extrait du journal parlé de ce matin sur La Première radio.

1. On se souviendra que cette mesure est censée nous prémunir d’attentats à l’explosif liquide comme celui qui aurait été déjoué en août 2006 en Grande-Bretagne. A présent, si on comprend bien la fin du billet, les liquides conditionnés dans des emballages non ouverts sont distribués aux pauvres, tandis que les conditionnements ouverts sont jetés. De deux choses l’une :

- soit les terroristes sont cons et pour foutre de la nitro dans une canette, ils ouvrent vulgairement celle-ci et font semblant de boire au check-in de l’aéroport. Pas question de refaire le scellé d’une bouteille de coca en plastique ou de faire une injection à la seringue. il s’est cassé la nénette a trouver un système d’attentat ingénieux et un tant soit peu original, à faire des repérages, à se procurer des faux passeports, à jouer à Flight Simulator ou à l’apprenti sorcier, mais mettre un peu de pattex après avoir ouvert la bouteille de coca, ça c’est trop compliqué pour lui, estime la sécurité. C’est vraiment bête un terroriste.

- soit, tandis que les agents de sécurité se torchent la gueule au Cointreau (ce qui expliquerait leur douteuse gestion du risque), on se contrefout de la bonne santé des pauvres en leur fourguant des boissons susceptibles de leur péter à la gueule sitôt ouvertes. Dégoupiller une Maes ne sera plus un geste anodin chez les SDF. Il faudra sans doute compter jusqu’à trois avant de la lancer et bien se boucher les oreilles.

2. A tout hasard, je vous suggère de taper les requêtes dans google.be : terrorisme avion explosif liquide août 2006. De deux choses l’une :-) :

- soit les altermondialistes sont très doués en référencement google;

- soit cette mesure d’interdiction des liquides est tellement insensée et son fondement une belle opération d’intoxication qu’il n’y a plus aucune autorité publique pour oser aborder le sujet.

Et je vous laisse méditer sur l’intelligence journalistique.

* Vocabulaire journalistique billet monté (ou mixte) : sujet composé d’une ou plusieurs interviews et des commentaires du journaliste