L’Ombre du Z

Petit billet vite fait bien fait

Pour ceux qui veulent savoir ce qui se passe en Grèce, pourquoi les réactions sont si dures face à une police aussi violente, pourquoi les étudiants sont aux avants-postes, je leur conseille de voir où revoir “Z”, film de Costa-Gavras, dont je vous reproduis ici la notice wikipedia. Réalisé en  1968, il montre la montée vers l’Etat policier en Grèce. Pour le reste, gouvernement de droite, génération des salaires à 600€ : plus d’infos dans les prochains jours1.

Synopsis

Dans les années 1960, dans un pays du bassin méditerranéen, un député progressiste (Yves Montand) est assassiné. Le juge d’instruction chargé de l’enquête (Jean-Louis Trintignant) met en évidence le rôle du gouvernement, notamment de l’armée et de la police dans cet assassinat.

Présentation du film

Au tout début du film on peut lire : ‘Toute vraisemblance avec des événements réels, des personnes mortes ou vivantes n’est pas le fait du hasard. Elle est VOLONTAIRE’.

Réquisitoire contre la dictature des colonels instaurée à la fin des années 1960 en Grèce (sans que ce pays soit mentionné explicitement), Z est adapté d’un roman de Vassilis Vassilikos, fondé sur un fait réel : l’assassinat du député grec Gregoris Lambrakis en 1963.

Le film pose la problématique du passage de la démocratie au fascisme, au travers notamment des rapports entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif.

C’est le premier volet de la trilogie politique de Costa-Gavras, avant L’Aveu (1970) et État de siège (1973).

C’est lors d’un séjour en Grèce que Costa-Gavras découvre le livre de Vassilis Vassilikos, « Z », retraçant l’assassinat du leader de la gauche, organisé par la police et camouflé en banal accident. Dès son retour, il en écrit le scénario en collaboration avec Jorge Semprún. Ne trouvant pas le financement, il en parle à Eric Schlumberger et Jacques Perrin, qu’il connaissait depuis le film Compartiment tueurs. Pour monter le film, Eric Schlumberger et Jacques Perrin assurent une partie du financement et utilisent leurs contacts, en particulier en Algérie, où le film fut tourné. Par jeu d’amitié et de solidarité, Jean-Louis Trintignant accepta un faible cachet et Yves Montand accepta de jouer en participation.

La musique de ce film a été composée par le compositeur grec Mikis Theodorakis. En réponse à Costa-Gavras, qui lui fit demander durant sa détention pendant la dictature des colonels, d’écrire la musique de son film, il lui fit passer ce mot : « Prends ce que tu veux dans mon œuvre. »[1]

Le film a été un tel succès à travers le monde que les spectateurs applaudissaient à la fin des séances.

Le film a été récompensé par le « Prix du Jury » à Cannes, l’Oscar du meilleur film étranger et celui du meilleur montage.

  1. quand je serai de retour du congrès statutaire de mon travail []

Graag een beetje goed bestuur

(allez, c’est reparti pour un tour)

Ce que les administrations peuvent être à côté de la plaque tout de même.

Exemple 1.

Il y a plus de 5 ans de cela, quelques uns des mes amis et moi, du Collectif de Résistance aux Expulsions et aux Centres Fermés, organisions une manifestation qui se transforma très vite en tir pipes pour les braves pandores. Non contents de nous avoir fichés systématiquement, ils se permettaient de nous arroser pour notre retour, blessant au passage, coïncidence malheureuse mais néanmoins basanée, un manifestant. Comme il se doit nous avons porté plainte contre le bras armé de l’Etat.

Or, il y a quelques jours, je recevais la visite impromptue de quelque cambrioleur en mal de bijoux ou d’argent que je n’ai pas. Rien ne fut fouillé faute de temps, le chat était toujours entier, la perte se limitait à un nouveau barillet pas cher et à un “Oui messieurs les propriétaires vous aviez raison de nous dire de fermer la porte d’entrée à clé”. Et reconnaître qu’un proprio a raison vaut tout de même bien plus que 11€. Bref, le péril en la demeure fut léger. Il n’empêche que je reçus de la police locale un bien beau courrier que vous pouvez lire ci-dessous.

Exemple 2.

Il y a moins de cinq mois de cela, des amis terroristes dont je me revendique proche des idées ont été inculpés, évidemment pour terrorisme. Mais lisez plutôt ce machin plus bas.

M’enfin de crénom de godverdomme de paardelul!

En tant que terroriste, je ne trouve pas très logique, il faudrait d’ailleurs que j’en touche un mot à Test-Achats, que je sois amené à me protéger moi-même des dommages de mes supputées actions personnelles. Je ne me vois en effet pas faire sauter ma propre bicoque. Notre renommée nationale buteuse de pompiers (non, non pour Uccle c’est pas nous), notre journaliste communiste infiltrée telle Mata-Hari, notre agent des services secrets libanais et enfin notre grand artificier ayant des connexions avec Marcel Habran plus sérieuses que la sonorisation de la salle de cours d’assises de Liège montrent bien qu’au Secours Rouge  nous n’en sommes pas réduits à organiser des forts chabrol à coups de semtex pour faire monter notre cote de popularité que diable. Quand on fait tout péter on fait attention à notre petit chez nous. Allez, je vais écrire un courrier en ce sens à mon assureur et espérer un bonne gouvernance digne de ce nom.

Pour info, tous les liens sur la fratrie terroriste sont tirés de la DH (il faut rire dans la vie), sauf un qui vient du blog d’Alain Gerlache.

Conseil musical

I Put A Spell On You de Screamin’ Jay Hawkins (encore un type que j’ai découvert via sa notice nécrologique aux infos).

Vive les djeunes!!!

(il y a 15 jours, un samedi, en mon for intérieur) C’est qui tous ces rappeurs à la con ? C’est nul, Sniper. Et Booba, alors

Bouba, Bouba, mon petit ourson entonne Madeleine. Ah non c’est pas ça, s’exclame-t-elle*

Madeleine, c’est la directrice de Samarcande. Soit une AMO (service d’Aide en Milieu Ouvert) qui bosse avec des gosses (je ne mets pas “sales” ou “chieurs de”, devant : cela va de soi) dont Reda, Farid, Anouar, Pierre, Toufik**, notamment pour bricoler des émissions radio sur Campus ***. Et ils savent y faire ; de la prise de son au montage, en passant par l’interview.

Samedi dernier, en compagnie de Pauline, radio-éducatrice (?) de Samarcande, j’étais en face d’eux. Pour la première fois, je voyais des jeunes à l’état sauvage. Objectif : leur décrire une semaine d’activités antisécuritaire (dont je tairai le stupide nom, digne d’une trouvaille d’attaché de presse de José Happart), y demander leur adhésion et leur participation.

Putaaaaaain. Je suis en train d’écouter Sonic Youth en charentaises, là (moi, constat effrayé il y a 15 jours)

Mais qu’est-ce que j’allais pouvoir leur raconter ? Veni vidi vici, c’était pas gagné. Comment peut-on expliquer, ou plutôt faire prendre conscience (parce que bien sûr j’ai raison) et à débattre, sans imposer, sans manipuler. Comment éviter les termes corrélation, dichotomie, capital culturel (non, je ne parle pas de Mons), rhizome et arriver à un résultat ? Donc qu’ils soient d’accord ou adoptent au moins une position de gauche.

A propos des students de l’ULB : Les mentalités ont changé, dis (WF, il y a un mois au Gauguin)

C’est sûr que le quartier devient de plus en plus bourge. Même le café de l’université est devenu sélect (moi, qui lui réponds).

Moi j’ai connu la chope à 8 francs au TD, hein (SP, rescapé)

Ouais, je vais à A’dam mais je ramène rien, j’ai pas envie de stresser dans le train (GB, hier)

Bref, toutes ces interrogations pour décrire un machin qui s’appelle Plate-forme Globale Jeunesse, association pour l’instant ponctuelle de pros du secteur, euh non des secteurs, aide à la jeunesse et politique socioculturelle de jeunesse elle-même entre autre divisées en sous-secteurs centres de jeunes et organisations de jeunesse. Vous voyez que c’est pas simple. Bon, c’est là que j’ai constaté qu’on peut être jeune et de gauche sans que des adultes passent avant pour faire de grands discours. Le jeune est naturellement bon et intelligent.

C’est qu’en effet ils connaissaient tout ça, les djeunes : z’avaient déjà été voir du bon côté des barreaux à quoi ressemblait un IPPJ, avaient réalisé une émission radio sur les liens écoles-police que si la Plante verte et Un Homme vous en avaient pas parlé , et , vous ne seriez sans doute pas au courant (plus d’infos ici).

Moi c’est clair que je la sens mon horloge biologique (AB de temps en temps)

Putain, il y a inflation de bébés à Saint-Gilles (WF ponctuellement)

Donc, moi qui en étais à songer devant mon miroir :

ma peau commence à être marquée, je dois sans doute vieillir,

voilà qu’une bande de jeunes me réinjecte une dose de Rétinol Roc, soin anti-âges. de la part d’être humains qui n’écoutent peut-être pas encore Sonic Youth mais se passent en tout cas très bien de pantoufles, vont en Hollande pour des raisons autres que touristiques, se souviennent à peine du franc belge et de son rattachement au mark fort et enfin, pensent que l’horloge biologique c’est une Swatch en métal recyclé à partir de cannettes… Ca fait du bien.

Ben on voulait aussi voir Aka Moon, mais la voiture était déjà garée alors c’était pas possible (WF il y a une semaine).

Non, mais c’est vrai en plus (la même, qui insiste)

Ouais, c’est pas encore gagné.

*en fait si, c’est malheureusement ça
** désolé pour les prénoms mal orthographiés, ceux que j’oublie, etc.
*** Samarc’Onde le mercredi 14h-15h

Conseil musical : bon j’ai découvert les petits lecteurs flash qui permettent d’écouter directement, donc je vous re-conseille Peter Licht
Gerader Weg :

” A noter aussi : Anaïs, Lisa Germano et Charline Rose aux Nuits Botanique le même soir (10/05). J’en suis.