Nous n’avons pas d’Athènes parabolique

Quinze jours que cela pète de partout en Grèce. Ce n’était déjà pas joyeux avant mais seule l’émeute et la révolte sont visiblement à même de le faire comprendre au reste du monde. Dans plusieurs pays d’Europe, des actions de solidarité ont lieu, de l’attaque de véhicules de police, au blocage d’université en passant par la manifestation pacifique. Et en Belgique ? Pas grand-chose hormis quelques actions sur le campus de l’ULB. Ou plutôt pas grand-chose selon les grands médias. Certes, on ne peut pas parler de mouvements de masse. Mais les escarmouches, en soutien aux jeunes, étudiants et travailleurs grecs, sont nombreuses. Et on en parle à peine. A l’inverse dès qu’un marlouf, un pas de chez nous, crame une voiture à Molenbeek, on s’émotionne, on se congestionne, on se fait fort de ramener l’ordre.

Rappelez-vous, en mars 2005 un reportage de la chaîne de télévision flamande VTM décrivait la commune de Molenbeek comme prête à s’embraser suite à un lancer de cocktail molotov quelques jours auparavant : voir l’article… de La Dernière Heure, le résumé du reportage. Bref un beau déséquilibre médiatique qui est l’occasion de vous communiquer quelques ressources sur les différentes actions de soutien, en Belgique, aux protestations grecques.

Tout d’abord, les brèves du désordre, qui relatent ce type d’information pour tous les pays, y compris la Belgique.

Mais aussi, au plan belge, toutes actions confondues un blog récent, suie et cendres (dont je reprends la photo ci-contre), que je vous invite à  consulter rapidement.

Sans oublier les classiques bellaciao.org, indymedia athènes (pour ceux qui lisent et comprennent le grec). A noter que le site du Secours Rouge diffuse lui aussi des infos à un rythme très régulier

Conseil musical : The Eagles of Death Metal (ne vous en faites pas ce n’est pas brutal :-) ) et Chase the Devil

ils sont cupides et ne se soignent pas

17 milliards d’euros. Hop! Comme ça !

Une déclaration solennelle, un unanimisme politique (en tout cas durant une semaine), un beau montage financier permettant d’emprunter et l’on passe du crash annoncé au dérapage contrôlé. Le rallyman Lippens cède sa place aux pilotes étatistes pour boucler le gamelle trophy.

En Europe, quelles que soient les compositions d’équipes de mécanos (libéraux, chrétiens, sociaux-démocrates), les précieuses liquidités, le carburant, sont vite trouvés. Les pauvres spectateurs en bord de piste n’ont pas le droit de monter à bord des bolides capitalistes. La place coûte trop cher. Tout au plus leur concède-t-on l’aumône moyennant résultat : allocation de chômage limitée pour les jeunes aux Pays-Bas, RSA en France, “succès” de “l’accompagnement” en Belgique, contrôles renforcés en Allemagne, etc.

Quant au débat politique, il porte sur les “inacceptables” parachutes dorés, les “scandaleuses” rémunération des patrons, les régulations  à mettre en place (comme si on ne savait pas), le dernier déjeuner de chez Fortis mais pas sur les causes systémiques (oui, comme les banques) de la “crise”.

Aaaah, il fait bon ne pas être riche…

conseil musical : un bon petit Beastie Boys ? Allez, oui : Sabotage

Evo Morales en Belgique, à Bruxelles et en conférence publique

Vite vite (je me contente de transférer) une information d’importance. J’irai voir après pour plus d’informations. Voilà un gars dont je ne conteste pas politiquement l’élection, tiens.

Le pire c’est que je ne pourrai pas y assister (dons si quelqu’un y va pour enregistrer, ce serait sympa, tiens)